Les Tragiques...

On Dit Qu'il Faut Couler Les Exécrables Choses
Dans Le Puit De l'Oubli Et Au Sépulcre Encloses
Et Que Par Les Ecrits Le Mal Réssuscité
Infectera Les Moeurs De La Postérité
Mais La Vie N'a Point Pour Mère La Science
Et La Vertu N'est Pas Fille De L'ignorance.

# Posté le samedi 31 mai 2008 05:39

Modifié le dimanche 31 août 2008 05:56

Je t'Adore à l'Egal De La Voute Nocturne

Je t'Adore à l'Egal De La Voute Nocturne
Je t'Adore à l'Egale de la Voute Nocturne
O vase de Tristesse, ô Grande Taciturne,
& t'Aime d'autant plus, Belle, Que tu me fuis,
& que tu me parais, Ornement de mes Nuits,
Plus ironiquement accumuler les Lieues
Qui séparent mes bràs des Immensités Bleues.

Je m'avance à l'Attaque, et je grimpe aux assaults,
Comme après un Cadavre un choeur de Vermissaux,
& je chéris, ô bête Implacable et Cruelle !
Jusqu'à cette Froideur par où tu es plus Belle !


Charles Baudelaire

# Posté le samedi 31 mai 2008 06:57

Modifié le dimanche 31 août 2008 05:56

Hell

Hell
Je n'en peux plus.
Nous ne sommes plus vivants, c'est un leurre. Nous hantons les endroits sordides, dans ses que quartiers dont nous ignorions jusqu'à l'existence, nous nous vautrons dans la saleté des autres, nous nous nourrissons de vapeurs glauques, de rencontres vaines, et de cette omniprésente putréfaction de l'âme qu'on ne trouve que la nuit, et à laquelle nous aspirons malgré nous. Nous nous jouons la comédie de la vie, mais nous sommes plus morts que vifs. Des cadavres animés.

Je m'essoufle...mon désir de poursuivre est syncopé.
Je n'en peux plus.


L'Amour : Euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter 12 fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d'enfance, les amis communs, les vacances sur la côte puis un dinner : les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d'autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s'engueuler, se réconcilier tout en sachant que c'est mort au fond, aller baiser ailleurs, et plus rien.
Souffrir...


"En mon coeur idiot, l'idiotie chante à gorge déployée"



L'Humanité souffre.
Et je souffre avec elle.



Hell.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:32

Modifié le dimanche 31 août 2008 05:59

On vit ...

- On vit...comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelq'un d'autre, on sort ailleurs. Mais, c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle...
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point-là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les détèstes parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte, justement. Les limites s'estrompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on n'a de vrai amis, et deux cent numéros dans notre répertoire qu'on n'appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il parait qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidéprésseurs, et le sourire aux lèvres...

Hell.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 18:23

Modifié le samedi 30 août 2008 04:17

" Il n'y aura rien au bout " (U)

" Il n'y aura rien au bout "   (U)
Du rire aux larmes...C'est tout moi !!!
Un instant je vis, l'instant d'après j'me détruis !!!
"INCOMPREHENSION" !!!
J'ai ce sourire là, en ce moment même.
"POURQUOI" ?


Je n'aime pas être en sa présence...je voudrais pouvoir m'arracher les yeux !!! J'aime être avec elle. Lui parler. ( Et voilà, encore une fois, j'me contredis).Ce n'est pas réciproque. Je le sais. Amicalement ? Que dire ? Rien. Pas envie. Pas envie de parler. Pas envie de sourire. Pas envie...c'est tout. Encore une fois, j'ai envie de tout et de rien à la fois. Le fait que l'on s'inquiète pour moi m'exaspère, ok, je ne vais pas bien, affirmatif, et alors ??? Y'a t-il une loi qui dise "Souriez !" ? Non. Sachez que je ne vais pas me tuer...j'aime l'aimer. Si j'aime en souffrir??? Non. Elle me donne de l'inspiration en me faisant du mal. Est-ce qu'on peut disparaitre? Je veux sauter. Princesse Mononoké dans la tête. Emporté...emporté par le vent. Voler...m'échapper, m'évader, loin...loin d'elle !!! Pourtant sans "elle" tout va mal.
Mais Solène, tout va mal. Et ce pour tout le monde. Je pense à sa ...dulciné...comme je lui est écris ou chanté.
Hélène...j'en ris. Tout simplement, parce que je me prénome aussi de la sorte.(( en Francais))
Un choix...que je respècte...
Un choix qui n'est pas moi...
Un choix...c'est tout...
Cet article, je le fais, j'en est besoin, elle ne le lira sans doute jamais...je ne le fais pas pour elle. Elle ne veut rien savoir au fond, elle sait déjà tout. Tout simplement parce qu'il n'y à rien. Mise à part "elle" !!! Toujours "elle" !!!
Je suis fatiguée de penser sans cesse. J'aimerais pouvoir me décrocher le cerveaux, mettre la partie "L" dans une petite boite d'allumette...et la poser. La regarder. Sans penser. Juste regarder. Mais comment??? Car j'aimerais aussi m'arracher les yeux...Quel horrible choix !!! Tiens, encore un. Il y a de tout dans ma tête. Mes mains, heureusement qu'elles sont là, elles !!! Toujours ce petit tout qui n'est rien. Toujours belles. Elles m'appelent. Pour??? Mystère ! Je te remerçie, toi...Qui??? Je ne parle pas de tout ce que je ne te dis pas, mais toi "P" (( sur ma main)), tu es là. Sans l'être. Mais tu l'es . Je le sais . Rien n'est contre personne. Je n'ai rien à dire. Rien à faire. Pas d'espoir. Que du desespoir. 17 Juin. Souvenirs. A quoi bon...
Il n'y a rien à regretter.
Il n'y aura rien au bout.
Je veux vivre pour me venger...pas d'elle non , JAMAIS!!! Je veux vivre pour tout ce que je n'ai pas fais, pour tout ce que je ne pourrais pas faire, avec, ou sans elle. Je veux me venger de tout et n'importe quoi. Je veux redevenir celle que j'étais avant les larmes. Je veux tout simplement oublier que je souffre de ce manque, qu'elle n'a pas su combler...Une peur m'avait traversé, et si elle n'avait pas eu lieu d'être, je pense que ca aurait été pire...UNE CLAQUE DANS LA GUEULE !!! aiie aiie ^^
19 Aout...Rien. Il n'existe pas plus rien que ce rien .
18 Aout...ma fête...sa fête...à sa dulciné...Quelle Ironie. Pourtant je trouve ça beau. Je crois que je deviens folle. Je l'ai toujours été. S'accepter. L'accepter, aujourd'hui, quel interet ? !!! Justement, il n'y en a pas . Comme me l'a demandé Aurélie: "Pourquoi se sent-on mieux loin de la personne qu'on aime, quand elle ne nous aime pas en retour ?" Pour ne pas être tenter de l'embrasser??? Non, bon un peu .
Parce que ca fait mal, mal, mal , mal , mal, ouais mal.
Une femme avec une femme...la différence !
Aujourd'hui...hier...le 17 Juin...tout ca...en vain. Je souris. Je veux partir...loin...rejoindre les abysses, les trésors de l'onde, les peuples de l'air. Je cherche juste à m'évader. Fuir...
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# Posté le samedi 30 août 2008 05:18

Modifié le dimanche 31 août 2008 04:56